ANSM : Retour sur presque 10 ans de déclarations de matériovigilance concernant la pratique du laser médical
Cette publication s’inscrit dans une démarche essentielle : compléter l’information préopératoire délivrée aux patients, afin d’éclairer leur consentement de manière transparente et exhaustive. En analysant 834 déclarations de matériovigilance, l’ANSM met en lumière les risques associés aux dispositifs laser et les actions correctives de sécurité (FASC) mises en œuvre par les fournisseurs. Une ressource précieuse pour les professionnels de santé, qui y trouveront des enseignements concrets pour leur pratique quotidienne.
Que retenir de cette analyse ?
- La formation des praticiens par les fournisseurs de lasers est un pilier indispensable pour garantir une utilisation optimale des équipements et limiter les événements indésirables.
- Les incidents déclarés se répartissent en deux catégories majeures : ceux affectant le matériel (dysfonctionnements, pannes) et ceux impactant directement les patients ou les professionnels (départs de feu, hémorragies, blessures, complications, etc.).
- Les traitements laser excessifs ou mal calibrés constituent la cause principale des incidents rapportés.
- 23 % des événements indésirables (soit 214 sur 911) ont des répercussions directes sur la prise en charge des patients, soulignant l’importance d’une vigilance accrue.
Quelles actions concrètes pour les professionnels ?
- Vérifier systématiquement les mises à jour des notices et manuels utilisateurs, élaborés par les fournisseurs.
- Se former rigoureusement avant toute utilisation d’un équipement laser, pour maîtriser les protocoles et les risques.
- Informer les patients de manière exhaustive sur les risques potentiels liés à ces procédures, afin de recueillir un consentement éclairé et sécurisé.
Une publication qui rappelle que la sécurité des soins repose sur l’expertise, la formation continue et la transparence.
Eclairer le consentement des patients et renforcer la sécurité des pratiques laser